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Cette année encore, le festival international de science-fiction des Utopiales de Nantes (10-14 novembre) propose, via son pôle Asiatique, un parcours dans la culture manga avec en point d’orgue la journée Manga-tan du dimanche 14 novembre.

Cinq ans après Moebius, c’est au tour du deuxième papa de Métal Hurlant de réaliser l’affiche du festival avec une ré-interprétation de la cité des Ducs de Bretagne à la conquête des étoiles : Phillipe Druillet. Invité d’honneur de cette édition 2010, une exposition de ses travaux sera visible tout au long du festival. N’hésitez pas à venir découvrir la folie graphique cet artiste hors norme.

 

Rencontres

Yvan West Laurence

Yvan West Laurence fait partie de ces défricheurs qui au début des années 90 se passionnent pour les premiers dessins animés japonais débarqués sur les écrans de télévision française. Avec des amis il créé le fanzine Animeland en 1991, qui passera par la suite en magazine kiosque et deviendra l’une des références en matière d’animation japonaise.

Au cours d’une rencontre intitulée « Manga et Asie : au frontière du genre », Morgan Magnin, président de notre association Univers Partagés, reviendra avec son invité sur la SF dans les productions asiatiques et les influences artistiques qu’elles suscitent et dont elles se nourrissent.

RAN

Né en 1982 à Niigata où il vit toujours, RAN rêvait depuis son plus jeune âge de devenir mangaka. C’est l’année de son diplôme du JAM College (jp), en 2003, qu’il est repéré par un éditeur en visite dans l’établissement. Le scénario reste alors son point faible, et on lui propose donc de se faire la main sur l’adaptation en manga du dessin animé créé par Ken Akamatsu (Love Hina, Negima !) : Ground defense force ! Mao-chan. En 2007 il est prêt, et lance sa propre série, Maid War Chronicle, qu’il publie toujours actuellement dans le magazine Sirius de l’éditeur Kôdansha.

La venue de RAN avec son éditeur sera l’occasion pour le public de découvrir de manière plus concrète ce qu’est le métier de mangaka, notamment à travers une démonstration de l’auteur sur scène, là encore animée par Morgan Magnin d’Univers Partagés.

Projections animées

Redline

Nouvelle collaboration de Takeshi Koike (Animatrix – World Record) et Katsuhito Ishii (en) (Shark Skin Man and Peach Hip Girl) après Trava – Fist planet, les séquences animés dans Party 7 et Le goût du thé, les deux compères nous livre cette fois-ci un film qui met à l’honneur le graphisme très classe de Koike dans une histoire de courses de bolides qui décoiffe.

Orbital (TO)

Adaptation de deux chapitres du manga 2001 Nights de Yukinobu Hoshino, mangaka déjà publié en France par Casterman en 1996 avec Le trou bleu, aujourd’hui épuisé. Sous ce titre en forme d’hommage à la fois au classique de la littérature persane Les Mille et Une nuits et au 2001 l’odysée de l’espace de Stanley Kubrick, se cache une série de courtes histoires qui à grand renfort d’ellipses, comme chez ses illustres prédécesseurs, relatent des épisodes marquants du voyage de l’homme dans l’espace.

King of thorn

Adaptation du manga de Yuji Iwahara publié chez Soleil sous le titre Le roi des ronces (fr). Plus de précision par ici (fr).

5cm par seconde et Voices of the distant star

Deux très beaux films de Makoto Shinkai (fr), réalisateur indépendant ayant marqué les esprits des fans en 2002 avec son très beau Voices of the distant star, court-métrage réalisé en indépendant avec l’aide de sa femme pour le doublage et de Tenmon (jp) pour la musique.

Cobra the animation 2010

Pour les 30 ans de Cobra en 2008, une série d’oav avait déjà été produite. L’année suivante, le jubilé se poursuivait avec une seconde série d’OAV, suivit début 2010 d’une série TV inédite. Ce sont les deux premiers épisodes de cette nouvelle série, dirigée par Keizô Shimizu (清水恵蔵) déjà aux manettes de l’animation sur les deux séries d’OAV, qui seront proposés.

Puppetoons festival !

George Pal (fr), animateur d’origine hongroise naturalisé américain, marqua le monde de l’animation stop-motion des années 40 avec ses films réalisés à l’aide de ses célèbres marionnettes en bois. Il est par ailleurs le réalisateur et producteur de films de science-fiction devenus depuis des classiques du genre : Le choc des mondes (1951), La guerre des mondes (1953), La machine à explorer le temps (1960).

Mars

Réalisé par l’animateur Goeff Marslett (clip Bubblecraft pour le groupe Pilotdrift), ce film reprend l’idée déjà exploité dans A Scanner Darkly adapté de Philip K. Dick par Richard Linklater (Before Sunrise, Before Sunset), qui consiste à cerner les personnages et décors filmés, pour donner un aspect graphique à l’ensemble. Un peu comme si un animateur réalisant une rotoscopie (fr) garderait le film servant de modèle à l’écran, posant son animation en surimpression. Sur l’adaptation de A scanner Darkly cela apportait plus de force à l’adaptation du récit tourmenté de K. Dick, avec des surfaces mouvantes qui retranscrivaient bien un certain malaise. Hormis le côté graphique qui donne une identité indéniable au film, qu’apportera l’usage de cette technique sur Mars ? A vous de juger aux Utopiales !

Affiche réalisée par Aoi Kaihatsu, élève du JAM College

Cosplay

Comme chaque année maintenant depuis le début de la journée Manga-Tan, organisée par Morgan Magnin de l’association Univers Partagés, le dimanche aux Utopiales est synonyme de cosplay. Recueillant toujours plus de succès, cette année encore le concours de cosplay se déroulera sur la scène principale dimanche 14 novembre à partir de 16h30.

Exposition du JAM College de Niigata

L’école de manga et d’animation de Niigata, le JAM College (jp), expose ses travaux d’élèves aux Utopiales.

Issue de la section manga de l’école de design de Niigata, cette école prend son indépendance en 2000 et devient le Japan Animation and Manga College : le JAM College. Après 10 ans d’existence, ses anciens élèves diplômés font maintenant partie du paysage du manga et de l’animation japonaise. 56 mangakas sont publiés chez les plus grands éditeurs de l’archipel (Shûeisha, Kôdansha, etc.) ; Animateurs, designers et autres réalisateurs diplômés de l’école officient dans des studios d’animation  renommés, tels que Madhouse (Mai Mai miracle, Summer wars), Production I.G. (Eden of the east, Kimi ni todoke) ou encore Bones (Darker than black, Tôkyô Magnitude 8.0).

Bande-dessinée en compétitions

Parmis les titres en lice pour le prix BD des Utopiales 2010 nous trouvons le manga de Naoki Urasawa, Pluto !. Inspiré d’un chapitre d’Astroboy de Tezuka mettant en scène le robot Pluto décimant ses semblables les plus puissants pour satisfaire la vanité de son créateur, cette adaptation prends la forme d’un thriller à tiroir comme Urasawa sait si bien les écrire. Dans une ambiance de film noir à la Road Runner, l’auteur pose des questions essentielles sur la nature de l’homme à travers ses personnages robots, évoluant dans un monde où hommes et machine cohabitent. Mention spéciale au personnage d’Astro, apparaissant un peu tardivement dans l’intrigue, ce qui rend son entrée en scène plus poignante encore.

Viennent ensuite d’autres titre sorties cette année dans les librairies françaises : Les Derniers Jours d’un immortel de Fabien Vehlmann et Gwen de Bonneval ; Le Signe de la lune, dans lequel Enrique Bonet et José Luis Munuera renouvellent de manière angoissante l’univers du conte ; L’Éternaute avec les magnifiques dessins de l’argentin Alberto Breccia et Hector Oesterheld au scénario à double lecture, qui nous parle aussi de notre monde et de nous, comme le fait si bien la science-fiction lorsqu’elle est maniée par de tels maîtres; Hélas de Hervé Bourhis et Rudy Spiessert ; La Zone d’Eric Stalner et enfin le très bon Zombillénium d’Arthur De Pins, qui quitte un moment ses petites pépés pour livrer une histoire très divertissante.

Voilà pour l’aperçu animation/bande-dessinée de ce festival international de science-fiction des Utopiales 2010. Vous pourrez retrouver plus d’informations sur le site officiel, ou sur le site d’Univers Partagés. Bon festival !

Programme du festival disponible ici

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Sur ses 19 ans d’existence, le musée d’Angoulême aura vécu durant quatre ans (2002-2006) au sein de l’exposition Le Musée Imaginaire. En effet, le site originel investit en 1991 au Centre National de la Bande Dessinée a été remplacé en 2009 par celui des chais situé sur la rive opposée de la Charente.

Expositions temporaires

Le nouveau site abrite l’exposition permanente du musée, ainsi que des expositions ponctuelles. Durant le FIBD 2010 nous pouvions ainsi découvrir l’exposition Cent pour Cent (jusqu’au 28 mars 2010), dans laquelle cent auteurs donnent leur interprétation d’une planche d’un autre auteur du patrimoine de la BD. Cela donne lieu à des relectures parfois surprenantes, permettant de mieux comprendre la sensibilité de chacun des deux auteurs mis en parallèle.

Exposition Cent pour Cent

Expositon(s) permanente(s)

L’exposition permanente a ceci d’extraordinaire qu’elle change tous les trois mois. En effet, le papier étant une matière bien plus sensible aux dégâts du temps que ne peut l’être une toile de peinture, le musée a adopté un système de rotation trimestriel, qui consiste à remettre aux archives les oeuvres exposées pour les remplacer par de nouvelles. Ce sont ainsi neuf musées différents qui prennent place dans le nouveau bâtiment où se trouve également la librairie du CIBDI, remarquable pour son fonds en ouvrages théoriques notamment.

L’exposition principale s’organise de manière chronologique sur de longues vitrines qui ondulent le long de la visite. Ce voyage dans le temps est ponctué d’espaces de lecture où le visiteur peut découvrir les ouvrages présentés dans les vitrines. Cette ambiance cosy est appuyé par un éclairage tamisé donnant un certain cachet au lieu, qui devient un véritable écrin pour la bande dessinée internationale.


Le Salon : espace ou les planches des plus grands s’exposent en tableau de maître

La place du manga

Dans l’histoire de la BD que nous raconte l’exposition, les BD d’origines diverses se mêlent au gré des influences qu’elles ont pu avoir les unes sur les autres. Malgré ce joyeux melting-pot retranscrit tout au long de la visite, le manga ne s’y insère pas, et est mis à part sur un mur qui séquence son histoire en grandes époques marquantes. Pourquoi cette mise à l’écart du manga ? Peut-être que du point de vue des conservateurs du musée l’évolution du manga s’est faite loin de la BD franco-belge. Si tel est le cas, ce raisonnement ne tient pas, car les évènements ayant secoué le monde tout au long du XXème siècle ont influencé les oeuvres aussi bien à l’Ouest qu’à l’Est. Aussi des mises en parallèle trouveraient tout à fait leur place dans cette frise.

A la décharge des conservateurs, les influences nippones que nous voyons émerger dans les titres des auteurs de la nouvelle génération ne sont que très récentes au regard de l’histoire de la bande dessinée présentée. Gageons que lorsque ces auteurs seront reconnus comme « classiques », le manga trouvera enfin la place qu’il mérite dans cette grande frise historique de la bande dessinée internationale.

Le mur Histoires d’Asie

Pour conclure, le parcours très pédagogique de la visite est à conseiller à tous les néophytes curieux de mieux comprendre ce qu’est la bande dessinée aujourd’hui. De plus les originaux des grands d’hier que sont Caran d’Ache, McCay, Saint-Ogan ou encore Calvo pour ne citer qu’eux, ont quelque chose d’émouvant qui rend la visite de ce musée indispensable à tout passionné de bande dessinée.

Pour aller plus loin :

Site du CIBDI

Expo Book at Me au Solaria Plaza

Du 3 au 23 novembre se tient l’exposition Book et Me dans laquelle les créations de jaquettes de livre par des artistes de Fukuoka sont présentées à travers les librairies de la ville. Cette exposition s’inscrit dans le cadre du festival Bookuoka, en partenariat avec la JAGDA (Japan Graphic Designers Association).

Au Japon l’usage de jaquettes pour recouvrir les livres est très répandus. Par souci de confidentialité ou simple coquetterie, quand vous allez faire vos achats dans une librairie, il arrive qu’on vous enveloppe votre livre dans une jaquette de papier.

book cover kinokuniya

L’exposition Book at Me rassemble les créations de 61 artistes de Fukuoka (illustrateurs, auteurs, photographes) autour de ce support. Les oeuvres rassemblées sont extrèmement hétéroclites, et il y en a pour tous les goûts. Les visiteurs étaient d’ailleurs invités, lors d’une expositions spéciales rassemblant toutes les oeuvres, à voter pour leurs trois jaquettes préférées. Ci-dessous mes trois favoris :

Book cover Tetsuya Ezoe

Tetsuya Ezoe

Book cover Takuya Kurita

Takuya Kurita

Book cover Michio Kajiwara

Michio Kajiwara

Quelques mots sur les organisateurs de ce festival : Bookuoka est une association qui regroupe des libraires, bouqinistes et éditeurs de Fukuoka. Elle a été crée dans le cadre de la création de la fête du livre du même nom, organisée chaque automne depuis 1996. Pendant un mois (cette année du 18 octobre au 18 novembre) divers évènements son organisés (allant du marché des bouquinistes, aux expositions, tables rondes avec les auteurs) pour cultiver avec le public l’envie d’aller à la rencontre du livre.

bookuoka2009

Sources :

Bookuoka.com

Jagda Fukuoka

Gazouillis

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