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L’écrivain aux 1001 nouvelles

Shinichi Hoshi (eng) est un écrivain nouvelliste à l’imagination infinie et aux histoires qui font mouche. Auteur de plus de 1000 nouvelles de science-fiction, appelées « Short-short » (de l’anglais « Short-short stories») au Japon, il écrit aussi bien pour les enfants que pour les adultes, en passant par les adultes ayant gardé une âme d’enfant. Considéré comme l’un des plus grands nouvellistes japonais moderne, on retrouve ses oeuvres jusque dans les manuels scolaires, dans lesquelles ses récits, proposant un regard critique sur la société et les hommes, invitent les élèves à la réflexion.

À travers une écriture simple et sans fioritures, il sait apporter à la fois profondeur et humour à ses histoires pour captiver tous les publics. En plus de réussir l’exercice délicat de fédérer les lecteurs de tout ages, il travaille sur le format de la nouvelle, une forme de littérature qui doit se pratiquer à cadence importante pour qui veut sortir des collectifs et ainsi voir ses propres recueils de nouvelles édités.

L’un des ressort de la nouvelle étant la surprise, elle demande une force d’imagination considérable pour pouvoir être pratiquée sur la durée en évitant l’écueil de la répétition :

« Écrire un roman de plus de 250 pages est à la portée de n’importe quel écrivain plus ou moins doué […] Mais écrire 270 contes, généralement brefs, c’est une autre histoire. Ce n’est plus une question de cadence, mais d’inspiration, cela demande 270 idées. »

Jacques Sternberg préface aux Contes glacés, 1974

Le grand nouvelliste belge Jacques Sternberg ne s’y trompait pas, ayant lui-même dépassé la barre symbolique des 1000 histoires. Le rappel de cette petite règle pleine de bon sens donne la mesure du pouvoir d’imagination exceptionnel de Shinichi Hoshi.

Les nouvelles de Hoshi sont régulièrement mises en image par des artistes dans les moyens d’expressions les plus divers : illustrations, animations, bandes dessinées ou encore courts-métrages.

Short-short animations

Parmi les adaptations animées les plus connues nous trouvons la série des courts-métrages produite par la NHK, diffusée et rediffusée depuis 2008 dans l’émission Le théâtre des short-short de Shinichi Hoshi (星新一ショートショート劇場). Aujourd’hui disponibles en coffret DVD, les 5 galettes de la NHK renferment de petits trésors d’animation, qui ont par ailleurs tournés dans de nombreux festivals au Japon et à travers le monde ces dernières années (Emmy Awards aux États-Unis, World Media Festival d’Hambourg, le festival d’Annecy en France ou le Montréal Film Festival), ne manquant pas de rafler quelques prix au passage.

Sur un total de 50 courts, des réalisateurs aux univers graphiques très différents se côtoient, ajoutant ainsi au plaisir de découvrir les histoires savamment concoctées par Shinichi Hoshi, celui de découvrir différentes facettes de l’animation japonaise.

Studio Pantograph, Ohé ! Sort de là ! おーい でてこーい

Dans ce foisonnement de courts nous trouvons les oeuvres du studio Pantograph (Ohé ! Sort de là ! おーい でてこーい, Le professeur et le robot 博士とロボット, Le téléphone gratuit 無料の電話機) avec des personnages très mignons – rappelant les jouets en bois du français André Hellé – animés en image par image. Le studio réalise par ailleurs des jaquettes de CD, dioramas, statuettes et autres publicités en animation (visibles sur le compte Youtube du studio)

Ryû Kato, Dinosaures d’après-midi 午後の恐竜

Autres courts, autre univers graphique, les adaptations de Ryû Katô (Les dieux 神, Dinosaures d’après-midi 午後の恐竜, Le commencement はじまり) – également présent sur Youtube – font d’avantage ressortir le côté étrange du monde dans lequel évoluent les personnages de Hoshi.

Studio 4ºC, Un robot capricieux きまぐれロボット

En 2004 c’est le studio 4ºC (jp / eng) qui réalise Un robot capricieux きまぐれロボット (eng), une série de 10 épisodes de 2 minutes supervisée par Yoshiharu Ashino (eng) (Tweeny Witches (eng), First Squad), permettant à certains animateurs du studio de passer à la réalisation.

Tadanari Okamoto, Un étrange médicament ふしぎなくすり

Entre 1965 et 1970 déjà les nouvelles de Shinichi Hoshi étaient mises en mouvement par Tadanari Okamoto (eng) (The restaurant of many orders) dans des courts-métrages que l’on peut retrouver dans l’édition DVD rassemblant ses travaux.

Short short mangas

Les histoires de Shinichi Hoshi se déclinent aussi en manga. Plusieurs compilations d’histoires mises en image par différents mangakas ont été éditées chez Akita shoten (jp). Au volet des anecdotes, parmi les mangakas renommés nous trouvons Tsukasa Hôjô (Cat’s eye, City Hunter), qui à l’époque du collège avait choisi d’adapter la nouvelle Un réseau de voix 声の網, une adaptation qui restera finalement inachevée.

Découvrir Shinichi Hoshi

La fée streaming nous permet de découvrir les petits trésors d’animation que Shinichi Hoshi a inspiré, et continue d’inspirer aux animateurs. Les sites Youtube ou Nico Nico Douga (nécessitant de s’inscrire pour voir les vidéos) hébergent quelques unes de ces adaptations. Le meilleur moyen de découvrir ces oeuvres dans des conditions idéales restant bien entendu les DVD en coffret ou à l’unité.

Côté lecture, Shinichi Hoshi a été édité en très peu de langues, et en français seulement 2 nouvelles semblent avoir été publiées dans des revues et anthologies de S.F. à la fin des années 70… autant parler d’incunables ! Si les anglo-saxons, chinois, coréens et tchèques ont la chance de lire cet auteur dans leur langue maternelle, les français devront donc se contenter de quelques titres en japonais vendus à la Librairie Junku à Paris pour les nippophones – le japonais de Shinichi Hoshi étant très accessible, je le conseille à tous les japonisants ! – ou bien sur les versions numériques en anglais (eng) de l’éditeur japonais Biglobe publishing pour les anglophones.

Outre les nombreux recueils regroupant les nouvelles par thèmes, l’éditeur Shinchosha à eu la très bonne idée de regrouper les short-short de Hoshi en trois volumes intitulés Les 1001 short-short de Shinichi Hoshi 星新一ショートショート1001.

Pour tous les fans de nouvelles fantastiques ou de S.F. ayant lu et aimé les Richard Matheson, Jacques Sternberg, Fredric Brown, sans oublié le père des lois de la robotique Isaac Asimov, je ne peux que recommander de découvrir les histoires de Shinichi Hoshi, un auteur inventif et plein de surprises.

Sources :

Le site officiel de Shinichi Oshi (jp / eng)

Mata-Web « Tsukasa Hôjô et ses oeuvres »

Pour aller plus loin :

Si vous avez aimez, alors allez jeter un oeil à ces bouquins :

Fantômes et Farfafouilles, Fredric Brown, Folio (Peut-être le plus proche de Hoshi par sa fantaisie)

188 contes à régler, Jacques Sternberg, Folio (Génie de la micro-nouvelle soupoudrée d’humour noir)

La maison enragée, Richard Matheson, Librio (Flirtant avec l’univers terrifiant de Lovecraft)

Grue des étoiles 星鶴 (eng), oiseau imaginaire créé par Shinichi Hoshi lors d’une séance de dédicace

L’ homme qui plantait des arbres relate la rencontre du narrateur avec Elzéard Bouffier, un vieux berger sans âge, vivant retiré dans le silence. Cet homme emploie son temps libre à planter des arbres dans la région désolée qu’il habite avec son chien et son troupeau.

L’action énigmatique de ce personnage va piquer la curiosité du narrateur, et l’ammener à régulièrement venir rendre visite à celui qui, dans une solitude sans égale, se consacre au quotidien à une tâche titanesque. Au fil des années, tandis que le monde subit des guerres dévastatrices, Elzéard Bouffier s’emploie à faire renaître une région jusqu’alors désolée en un pays de Cocagne dans lequel la vie reprend peu à peu ses droits.

Le texte de Jean Giono s’ouvre sur ces lignes :

Pour que le caractère d’un être humain dévoile des qualités vraiment exceptionnelles, il faut avoir la bonne fortune de pouvoir observer son action pendant de longues années. Si cette action est dépouillée de tout égoïsme, si l’idée qui la dirige est d’une générosité sans exemple, s’il est absolument certain qu’elle n’a cherché de récompense nulle part et qu’au surplus elle ait laissé sur le monde des marques visibles, on est alors, sans risque d’erreurs, devant un caractère inoubliable.

Cultivons notre altruisme

L’homme qui plantait des arbres est une fable écologiste souvent reprise pour son message de protection de la nature, et l’importance pour l’homme de vivre en harmonie avec la nature. Elle peut aussi se lire sous l’angle philantropique, et met alors en lumière ce que Jean Giono décrit dans ses premières lignes comme « le caractère inoubliable » d’êtres aux actions désintéressées, pas seulement envers la nature mais également envers leurs prochains.

Frédéric Back

À la bande-son du moyen métrage de Frédéric Back c’est Philippe Noiret qui d’une belle voix posée interprète le narrateur. À l’image le réalisateur utilise comme à son habitude le crayon de couleur, laissant transparaître à l’écran le travail artisanal de son animation inventive. Dans ses dessins constamment en mouvement, les formes s’altèrent, se fondent les unes dans les autres pour reformer un nouveau tableau. Ce mouvement perpétuel donne une sensualité à l’animation telle que l’on peut la retrouver dans les travaux d’un Alexander Petrov (Le vieil homme et la mer).

Frédéric Back est né à Sarrebruck en Allemagne en 1924. Il suit des études artistiques à Paris et Rennes entre 1937 et 1948, durant la guerre et l’occupation. Ces années d’apprentissage vont bien entendu influencer son oeuvre à venir, toujours emprunte de messages pacifistes. Après avoir entamé sa carrière professionnelle en tant que peintre, il part s’installer au Québec en 1948 pour enseigner à Montréal. En 1952 il entre à Radio-Canada en tant qu’illustrateur pour la télévision. C’est en rejoignant le studio d’animation de Radio-Canada en 1968 que sa carrière d’animateur démarre. Ce sont ses dessins animés réalisés jusqu’en 1993 au sein de ce studio qui le rendront célèbre, et lui vaudront de nombreuses récompenses dans les divers festivals d’animation à travers le monde.

Ses films, qui mettent régulièrement en scène la Belle Province, sont aujourd’hui disponibles en DVD aux éditions Les Films du Paradoxe.

Pour aller plus loin :

Le site officiel de Frédéric Back

Cette année encore, le festival international de science-fiction des Utopiales de Nantes (10-14 novembre) propose, via son pôle Asiatique, un parcours dans la culture manga avec en point d’orgue la journée Manga-tan du dimanche 14 novembre.

Cinq ans après Moebius, c’est au tour du deuxième papa de Métal Hurlant de réaliser l’affiche du festival avec une ré-interprétation de la cité des Ducs de Bretagne à la conquête des étoiles : Phillipe Druillet. Invité d’honneur de cette édition 2010, une exposition de ses travaux sera visible tout au long du festival. N’hésitez pas à venir découvrir la folie graphique cet artiste hors norme.

 

Rencontres

Yvan West Laurence

Yvan West Laurence fait partie de ces défricheurs qui au début des années 90 se passionnent pour les premiers dessins animés japonais débarqués sur les écrans de télévision française. Avec des amis il créé le fanzine Animeland en 1991, qui passera par la suite en magazine kiosque et deviendra l’une des références en matière d’animation japonaise.

Au cours d’une rencontre intitulée « Manga et Asie : au frontière du genre », Morgan Magnin, président de notre association Univers Partagés, reviendra avec son invité sur la SF dans les productions asiatiques et les influences artistiques qu’elles suscitent et dont elles se nourrissent.

RAN

Né en 1982 à Niigata où il vit toujours, RAN rêvait depuis son plus jeune âge de devenir mangaka. C’est l’année de son diplôme du JAM College (jp), en 2003, qu’il est repéré par un éditeur en visite dans l’établissement. Le scénario reste alors son point faible, et on lui propose donc de se faire la main sur l’adaptation en manga du dessin animé créé par Ken Akamatsu (Love Hina, Negima !) : Ground defense force ! Mao-chan. En 2007 il est prêt, et lance sa propre série, Maid War Chronicle, qu’il publie toujours actuellement dans le magazine Sirius de l’éditeur Kôdansha.

La venue de RAN avec son éditeur sera l’occasion pour le public de découvrir de manière plus concrète ce qu’est le métier de mangaka, notamment à travers une démonstration de l’auteur sur scène, là encore animée par Morgan Magnin d’Univers Partagés.

Projections animées

Redline

Nouvelle collaboration de Takeshi Koike (Animatrix – World Record) et Katsuhito Ishii (en) (Shark Skin Man and Peach Hip Girl) après Trava – Fist planet, les séquences animés dans Party 7 et Le goût du thé, les deux compères nous livre cette fois-ci un film qui met à l’honneur le graphisme très classe de Koike dans une histoire de courses de bolides qui décoiffe.

Orbital (TO)

Adaptation de deux chapitres du manga 2001 Nights de Yukinobu Hoshino, mangaka déjà publié en France par Casterman en 1996 avec Le trou bleu, aujourd’hui épuisé. Sous ce titre en forme d’hommage à la fois au classique de la littérature persane Les Mille et Une nuits et au 2001 l’odysée de l’espace de Stanley Kubrick, se cache une série de courtes histoires qui à grand renfort d’ellipses, comme chez ses illustres prédécesseurs, relatent des épisodes marquants du voyage de l’homme dans l’espace.

King of thorn

Adaptation du manga de Yuji Iwahara publié chez Soleil sous le titre Le roi des ronces (fr). Plus de précision par ici (fr).

5cm par seconde et Voices of the distant star

Deux très beaux films de Makoto Shinkai (fr), réalisateur indépendant ayant marqué les esprits des fans en 2002 avec son très beau Voices of the distant star, court-métrage réalisé en indépendant avec l’aide de sa femme pour le doublage et de Tenmon (jp) pour la musique.

Cobra the animation 2010

Pour les 30 ans de Cobra en 2008, une série d’oav avait déjà été produite. L’année suivante, le jubilé se poursuivait avec une seconde série d’OAV, suivit début 2010 d’une série TV inédite. Ce sont les deux premiers épisodes de cette nouvelle série, dirigée par Keizô Shimizu (清水恵蔵) déjà aux manettes de l’animation sur les deux séries d’OAV, qui seront proposés.

Puppetoons festival !

George Pal (fr), animateur d’origine hongroise naturalisé américain, marqua le monde de l’animation stop-motion des années 40 avec ses films réalisés à l’aide de ses célèbres marionnettes en bois. Il est par ailleurs le réalisateur et producteur de films de science-fiction devenus depuis des classiques du genre : Le choc des mondes (1951), La guerre des mondes (1953), La machine à explorer le temps (1960).

Mars

Réalisé par l’animateur Goeff Marslett (clip Bubblecraft pour le groupe Pilotdrift), ce film reprend l’idée déjà exploité dans A Scanner Darkly adapté de Philip K. Dick par Richard Linklater (Before Sunrise, Before Sunset), qui consiste à cerner les personnages et décors filmés, pour donner un aspect graphique à l’ensemble. Un peu comme si un animateur réalisant une rotoscopie (fr) garderait le film servant de modèle à l’écran, posant son animation en surimpression. Sur l’adaptation de A scanner Darkly cela apportait plus de force à l’adaptation du récit tourmenté de K. Dick, avec des surfaces mouvantes qui retranscrivaient bien un certain malaise. Hormis le côté graphique qui donne une identité indéniable au film, qu’apportera l’usage de cette technique sur Mars ? A vous de juger aux Utopiales !

Affiche réalisée par Aoi Kaihatsu, élève du JAM College

Cosplay

Comme chaque année maintenant depuis le début de la journée Manga-Tan, organisée par Morgan Magnin de l’association Univers Partagés, le dimanche aux Utopiales est synonyme de cosplay. Recueillant toujours plus de succès, cette année encore le concours de cosplay se déroulera sur la scène principale dimanche 14 novembre à partir de 16h30.

Exposition du JAM College de Niigata

L’école de manga et d’animation de Niigata, le JAM College (jp), expose ses travaux d’élèves aux Utopiales.

Issue de la section manga de l’école de design de Niigata, cette école prend son indépendance en 2000 et devient le Japan Animation and Manga College : le JAM College. Après 10 ans d’existence, ses anciens élèves diplômés font maintenant partie du paysage du manga et de l’animation japonaise. 56 mangakas sont publiés chez les plus grands éditeurs de l’archipel (Shûeisha, Kôdansha, etc.) ; Animateurs, designers et autres réalisateurs diplômés de l’école officient dans des studios d’animation  renommés, tels que Madhouse (Mai Mai miracle, Summer wars), Production I.G. (Eden of the east, Kimi ni todoke) ou encore Bones (Darker than black, Tôkyô Magnitude 8.0).

Bande-dessinée en compétitions

Parmis les titres en lice pour le prix BD des Utopiales 2010 nous trouvons le manga de Naoki Urasawa, Pluto !. Inspiré d’un chapitre d’Astroboy de Tezuka mettant en scène le robot Pluto décimant ses semblables les plus puissants pour satisfaire la vanité de son créateur, cette adaptation prends la forme d’un thriller à tiroir comme Urasawa sait si bien les écrire. Dans une ambiance de film noir à la Road Runner, l’auteur pose des questions essentielles sur la nature de l’homme à travers ses personnages robots, évoluant dans un monde où hommes et machine cohabitent. Mention spéciale au personnage d’Astro, apparaissant un peu tardivement dans l’intrigue, ce qui rend son entrée en scène plus poignante encore.

Viennent ensuite d’autres titre sorties cette année dans les librairies françaises : Les Derniers Jours d’un immortel de Fabien Vehlmann et Gwen de Bonneval ; Le Signe de la lune, dans lequel Enrique Bonet et José Luis Munuera renouvellent de manière angoissante l’univers du conte ; L’Éternaute avec les magnifiques dessins de l’argentin Alberto Breccia et Hector Oesterheld au scénario à double lecture, qui nous parle aussi de notre monde et de nous, comme le fait si bien la science-fiction lorsqu’elle est maniée par de tels maîtres; Hélas de Hervé Bourhis et Rudy Spiessert ; La Zone d’Eric Stalner et enfin le très bon Zombillénium d’Arthur De Pins, qui quitte un moment ses petites pépés pour livrer une histoire très divertissante.

Voilà pour l’aperçu animation/bande-dessinée de ce festival international de science-fiction des Utopiales 2010. Vous pourrez retrouver plus d’informations sur le site officiel, ou sur le site d’Univers Partagés. Bon festival !

Programme du festival disponible ici