Je suis né à une période que les moins de 20 ans auront peut-être du mal à appréhender. Celle où les oeuvres venues d’Orient, et du Japon en particulier, étaient décriées par les adultes, et idôlatrées par les enfants. L’époque où les pirates de l’espace, les magiciennes métamorphes et autres robots géants fascinaient toute une génération d’enfants insoumis à la bien-pensance des parents et des médias. Puis arrivèrent Miyazaki et Taniguchi, la reconnaissance par l’intelligentsia culturelle, et du même coup, le droit pour le jeune public de ne plus être regardé de travers.

Mais le champ de la création en Asie, comme ailleurs, ne se résume pas à quelques grands noms ayant recueillis les faveurs de la critique. Partout les œuvres s’influencent, se fondent les unes les autres, les genres se réinventent et l’histoire de la création dessinée d’un pays est quasi indissociable de la création dessinée mondiale.

Croyant en la citation « rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme » appliquée à la création, je cherche à travers ce blog à parler des œuvres dessinées, dans un éventails aussi large que possible, pour donner à voir leurs richesses, et leurs histoires au travers des influences de leurs créateurs.

Libraire de formation et membre de l’association Univers Partagés, le partage et l’échange autours de la création dessinée est mon leitmotiv dans l’écriture de Kamishibai. L’autre ambition est de suivre les évolutions à venir, et de regarder par les nouvelles fenêtres ouvertes par les créateurs d’aujourd’hui.

Jean-Marie Prudhon